La ferme du Grand Feu à Bouge réunit cinq paysans et paysannes autour d’un projet de ferme collective. A l’origine de cette initiative, Chloé, Florence, Coraline, Barbara et Robin, unis autour de valeurs d’entraide et de résilience. La ville de Namur était à la recherche d’un projet agroécologique pour assurer la gestion de ces 10 hectares de terres de grandes cultures. Le cahier des charges de l’appel à projets faisait la part belle à la biodiversité mais mentionnait également une gestion des eaux de ruissellement. Des objectifs que partageaient les membres du collectif.
Investir dans les plantations
Avec un accès aux terres garanti pour 27 ans, le collectif pouvait envisager des aménagements à long terme. Les premiers ont donc été réalisés. Toujours avec l’aide de la ville et suivant les conseils de Natagriwal, notamment pour le choix des essences, plus d’un kilomètre de haies triple rang a été planté autour de la parcelle qui en était dépourvue.
Réfléchir aux objectifs
Les haies implantées répondaient aux deux objectifs exigés par le cahier des charges : gestion des eaux de ruissellement du plateau vers le bas de la ville et préservation de la biodiversité. Mais les co-fondateurs de la ferme du Grand Feu voulaient aller encore plus loin. Situés sur un plateau, les 10 hectares sont fortement exposés au vent. L’effet brise-vent des haies viendra, dans quelques années, leur apporter une protection bienvenue. En cours de conversion en agriculture biologique, le collectif attend également des haies un effet barrière pour limiter la dérive des traitements appliqués sur les parcelles voisines. L’impact paysager et esthétique n’est pas à négliger non plus sur cette terre qui était encore nue l’an passé (2025). Enfin, sur une vision encore à plus long terme, les haies produiront du bois de chauffage.
Planter en 2 étapes
Le groupe ne compte pas s’arrêter là : une deuxième phase de plantations de haies est prévue. Cette fois, ce seront des haies intraparcellaires qui seront mises en place dans le but de structurer le paysage de la ferme, d’accompagner les zones de pâturage des animaux (poules et chèvres), de fournir du fourrage d’appoint mais aussi et surtout d’apporter de l’ombre. Après cet été 2026 particulièrement sec, les co-fondateurs en sont convaincus : il faut s’adapter à l’évolution du climat.
Anticiper son projet
Barbara recommande cette plantation en deux temps. En reportant les plantations intérieures, le collectif s’est donné le temps d’apprivoiser le terrain et de tester ses activités. « Si on avait dû tout faire en premier, on aurait sans doute commis des erreurs stratégiques en termes de déplacement. » précise-t-elle. C’est d’ailleurs le conseil qu’elle donne aux agriculteurs qui se lancent dans un tel projet : « Il faut bien concevoir les plantations, bien réfléchir au passage des machines. Mais ça peut aider à structurer des zones ».
Une palette d’aménagements
La Ferme du Grand Feu ne s’est pas limitée aux haies. Elle a aussi implanté une jachère mellifère (tournesols, bleuets, radis fourrager,…) pour attirer les insectes pollinisateurs si utiles à leurs productions. Des perchoirs à rapaces ont également été installés et un projet de mare complétera prochainement ces nombreux aménagements en faveur de la biodiversité. En complément, le collectif adapte aussi ses pratiques agricoles : rotations des cultures pour régénérer le sol, présence de fleurs à différents moments de l’année,…
Vous souhaitez découvrir les activités de la ferme du Grand Feu ? Le comptoir en libre-service est ouvert tous les jours. Vous y trouverez des œufs, des tisanes, du fromage, du yahourt et des légumes en auto-cueillette…
Vous êtes agricultrice ou agriculteur ? Vous avez des projets de plantations ? Prenez contact avec le Guichet Plantations qui vous aidera à concevoir votre projet et à compléter la demande de subvention.




















