Le séneçon de Jacob


D’ici quelques semaines, de nombreuses fleurs coloreront les prairies wallonnes pour le plus grand plaisir des insectes butineurs et… de nos yeux. Mais parmi cette variété floristique, il est une plante qui nécessite la plus grande attention surtout si l’herbe de votre prairie est destinée au bétail : le séneçon de Jacob.
 


© Hansbenn

Le séneçon de Jacob est une plante aux fleurs jaunes, indigène et toxique. Sa hauteur varie entre 40 et 130 cm. Elle fleurit de mai à octobre, toutefois, plusieurs floraisons sont possibles sur une saison. La première année, ses feuilles se présentent en rosette, la seconde, une tige et des fleurs se forment. Très utile, le séneçon de Jacob nourrit 35 espèces d’insectes butineurs. Cependant, il peut présenter un danger pour les chevaux, et dans une moindre mesure pour les bovins, qui l’ingère en quantité importante, en occasionnant des lésions au niveau du foie.
 

Lutter efficacement

Un premier conseil pour les éleveurs : éviter le surpâturage. En effet, l’animal fuit spontanément la plante à cause de son amertume. Mais lorsque le fourrage vient à manquer, le risque que le bétail ingère du séneçon de Jacob grandit.

Il existe plusieurs autres manières de lutter contre le séneçon de Jacob : mécaniquement, chimiquement ou biologiquement. Mais avant de choisir celle qui convient le mieux à votre parcelle, il est nécessaire d’identifier de manière certaine la plante et de mesurer son niveau d’infestation à l’échelle de la parcelle. La lutte la plus efficace consistera à arracher la plante peu avant la floraison et au plus tard avant la fructification.
 

Pour vous aider à reconnaitre le séneçon de Jacob et à ne pas le confondre avec une autre plante à fleurs jaunes, Natagriwal a édité une brochure richement illustrée. Vous y trouverez également des conseils pour prévenir ou intervenir si le séneçon de Jacob devait être présent en grand nombre sur la parcelle. La brochure est téléchargeable ici.

 

Date: 31-03-2022