Natura 2000 & restauration écologique dans les communes

 

En 2018, sept communes ont déposé des projets en faveur de la conservation de la nature le cadre des subventions à la restauration financées par le Programme wallon de Développement Rural (PwDR). Creusement de mares, plantation d’arbres et d’arbustes, restauration ou entretien de pelouse calcaire ou de sablière, etc., sont autant d’aménagements dont l’objectif est de freiner le déclin de la biodiversité. Témoignage d’une commune sur un enjeu d’actualité !

Projet de restauration dans la vallée du Leissebach : la commune de Martelange témoigne

Situation avant.Pendant les travaux.Situation après.

La commune de Martelange, épaulée par Natagriwal et un citoyen actif dans le domaine de l’environnement a finalisé un projet de restauration écologique à la mi-mai 2019.

Le projet visait à restaurer une prairie de fauche mésophile ainsi qu’une prairie humide à renouée bistorte sur plus de 2 ha au sein d’un vallon creusé par un petit ruisseau (le Leissebach). La présence d’espèces et d’écosystèmes intéressants a d’ailleurs conduit au classement du vallon comme Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB).

La restauration a consisté en un broyage de fourrés dominés par des prunelliers et des genêts à balais ainsi qu’un broyage très superficiel de la prairie de fauche mésophile existante. En vue de maintenir le milieu ouvert sur le long terme, les prairies seront gérées de manière extensive par pâturage tournant avec des moutons ardennais roux. Pour contenir le cheptel, une clôture fixe en treillis a été installée sur 1.200 mètres. D’autres travaux comme la pose d’échalas de châtaignier permettant l’accès au site mais également le contrôle du sumac de Virginie ont également été subsidiés par le PwDR.

La réouverture du vallon aura incontestablement un effet bénéfique sur de nombreuses espèces inventoriées comme les papillons (cuivrés de la bistorte et écarlate, mélitée du mélampyre) ou encore des oiseaux comme la pie-grièche écorcheur. Au sein de la zone restaurée, plusieurs massifs ligneux et arbres isolés ont volontairement été préservés comme zones refuges. Leur conservation a un double objectif, d’une part, créer une mosaïque d’habitats bénéfiques à d’autres espèces et, d’autre part, jouer le rôle d’éléments structurants du paysage.

Enfin, le Parc naturel Haute-Sûre Forêt d’Anlier a profité de la réouverture du vallon pour curer le plan d’eau existant et creuser une seconde mare. Bien que récemment creusée en novembre 2018, des résultats sont déjà là : la seconde mare accueille les tritons alpestre et palmé ainsi que des têtards de grenouille rousse !

Monsieur Volpagni du Service Urbanisme de Martelange se dit très satisfait des travaux effectués et témoigne : « La commune a décidé de développer ce projet de restauration de fond de vallon afin que soit garantie la préservation des écosystèmes déjà présents voire même la consolidation des habitats naturels des espèces repérées ». Une préservation d’autant plus importante pour protéger le patrimoine naturel à côté de projets urbanistiques en prévision.

 

Date: 17-06-2019